La nature en embuscade

En 1913, la famille Coyola devient pour plus de 50 ans le nouveau propriétaire du Marais ; avec l’arrivée de l’agriculture moderne, intensive, celle-ci se dote d’une station de pompage à énergie électrique. Même si la deuxième guerre mondiale voit la création de deux casemates de détection radio par les allemands, le domaine prospère jusqu’aux grands chocs pétroliers des années 1970.

Mais face aux surcoûts de production, les divers propriétaires qui suivent sont contraints de cesser petit à petit l’activité agricole. Inexorablement, les eaux reconquièrent les terres, jadis asséchées, et la nature reprend ses droits. « L’arrêt de la culture lance le signal d’un assaut gigantesque » (J-S Devisse). Hérons pourprés, Grèbes huppés, Hérons bihoreaux, Canards sauvages, poissons, grenouilles…la vie sauvage renaît au Marais d’Orx.

Le Marais d’Orx fait alors l’objet de bien des convoitises. Heureusement, avec la promulgation de la loi littoral en 1986, les projets économiques et touristiques ne peuvent aboutir. Le Conservatoire du Littoral possède l’opportunité en 1989 de mettre en action son plan d’acquisitions foncières à des fins de protection et de réhabilitation du patrimoine naturel avec le soutien financier de la première organisation mondiale de protection de l’environnement qu’est le WWF.

Le Marais d’Orx est doté des statuts de Zone de Protection spéciale en 1990 et de Réserve Naturelle Nationale en 1995, puis finalement intégré au réseau européen Natura 2000.